PAPEM

Défis à relever

Les bulletins nuls enregistrés lors du premier tour du scrutin présidentiel du 28 juin 2013 ont représenté 11,46% des suffrages valablement exprimés, ce qui est suffisamment élevé et pourrait éventuellement altérer la volonté des électeurs à l’avenir. Ces bulletins nuls ont mis en exergue des faiblesses de la formation électorale qui peuvent être résumés comme suit:

– L’organisation des élections a été quelque peu précipitée ; l’organisation matérielle de ces élections dans des délais très serrés a été priorisée au détriment de la formation électorale des électeurs;

 

– Les agents électoraux ont été formés dans un délai relativement court et n’ont pas pu internaliser les procédures liées aux élections;

– Les guides n’ont pas été distribués dans les délais requis;

– Le recrutement d’agents électoraux qui n’ont pas le niveau de simulation requis;

– Le fort taux de participation au vote n’a pas été précédé d’une sensibilisation appropriée des populations qui votaient pour la première fois de leur vie;

– Plusieurs agents électoraux n’ont pas été recrutés dans leurs localités d’origine; conséquences: La précipitation et les délais courts pour rejoindre le poste ont altéré leurs rendements;

– Les présidents des bureaux de vote ont procédé à des remplacements d’agents sans que les nouveaux agents recrutés n’aient reçu une formation préalable.

Pour les autres scrutins il serait utile que les quelques faiblesses observées au cours de la formation des agents pendant les présidentielles soit évitée. Ceci demande que les institutions chargées d’organiser ces élections accélèrent le processus de validation des outils de formation et que les formations démarrent dans les meilleurs délais;

– Revoir le nombre de jours et d’heures de formation et le porter à 4 jours, soit environ 32 heures y compris 8 heures d’apprentissage pratique. La méthode de formation en cascade est très bonne et devrait permettre de former pleinement les agents électoraux.

Related Posts

%d blogueurs aiment cette page :