Économie

FORMALISATION DES ACTEURS DU DÉTAIL : le PROFAC officiellement lancé le 12 mai

C’est en principe le 12 mai que le Projet de formalisation des acteurs au détail (Profac) sera lancé. Déjà, cet ambitieux projet suscite de l’engouement chez les acteurs, même si certains préconisent quelques réglages avant le démarrage.

Adopté en Conseil des ministres le 16 août 2017, le Profac entre dans sa phase opérationnelle le moi prochain. Tout est fin prêt pour matérialiser la volonté des autorités et répondre aux aspirations des commerçants détaillants, pour qui ce projet est une aubaine.

Selon un responsable des Comités de gestion agréés (CGA), le Profac n’est qu’un début dans l’accompagnement des commerçants détaillants. Il estime que les commerçants détaillants sont la couche la plus fragile, mais le moteur de l’économie nationale. Pour lui, les autorités ont compris que ce secteur a besoin de soutien, sinon ces acteurs fragilisés sont des proies faciles à l’exode, à l’immigration et même au djihadisme. Car, désœuvrés, ils sont prêts à se vendre au premier venu. Il urge donc d’organiser le secteur.

Notre interlocuteur déplore le manque de volonté politique pour mieux encadrer et renforcer le secteur. Il soutient qu’au-delà du Profac, l’Etat doit trouver des solutions à des problèmes récurrents que rencontrent les acteurs du détail. Ces préoccupations, il les résume à la liquidation des bâtiments publics au profit des grands opérateurs économiques qui vont imposé leur volonté aux détaillants. Il a jouté le manque de Politique nationale pour la promotion des équipements marchands. A ses dires, les mairies qui ont en charge la gestion ne jouent pas leur rôle, alors même qu’elles perçoivent des taxes pour cela. Ces taxes, dit-il, peuvent construire un marché en une année.

Quant au Profac, il avance qu’en tant que responsables des CGA (pierre angulaire du projet), leur souci est qu’il soit inclusif pour plus d’adhésion. Pour cela, il préconise la révision du mécanisme de sélection pour aller avec des gens représentatifs et engagés.

Il mise sur une mobilisation grandiose, car, l’occasion du lancement est pour lui un bon créneau d’égrener devant les autorités les préoccupations du secteur.

L’orateur pense que le Profac dans sa mise en œuvre doit pouvoir répondre à toutes les préoccupations des commerçants détaillants, sinon c’est l’unité même du secteur privé qui est en cause. Il trouve cela inquiétant.

Partant, il réclame, pour une meilleure organisation et un bon fonctionnement des faitières, des moyens.

A noter que le 4 mars dernier, la fédération des CGA avait tenu une assemblée générale d’information et de sensibilisation des différents points focaux dans la perspective du lancement du Profac. Il nous revient qu’à ce jour les structures à la base des CGA sont toutes mises en place, à l’exception de celle de Kayes qui le sera les jours à venir.

A suivre donc !

Mariétou DOUCOURE

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