Économie

GRÈVE ANNONCÉE DES COMMERÇANTS DÉTAILLANTS : Le Synacodem et la Cagcdm se désolidarisent

Annoncée pour le début du mois prochain, la grève projetée par des associations de commerçants n’est pas partagée. Dans un communiqué conjoint, la Coordination des associations et groupements des commerçants détaillants du Mali (Cagcdm) et le Syndicat national des commerçants détaillants (Synacodem) se désolidarisent de la démarche.

Dans le communiqué en date du 17 avril 2018, les deux syndicats affirment avoir été informés par un soi-disant Collectif des regroupements et associations des commerçants détaillants du Mali du dépôt d’un préavis de grève concernant tous les secteurs du commerce sur le territoire national pour une durée de 48 heures (du 3 au 4 mai 2018).

Ces deux associations qui constituent les faitières du secteur du détail estiment qu’après une analyse approfondie de la situation qu’ils ne peuvent s’associer à une telle démarche. Pour ce faire, ils tiennent à informer les opérateurs économiques sur l’ensemble du territoire national en particulier leurs mandants ainsi que l’opinion nationale et internationale qu’ils ne sont concernés ni de près ni de loin à ce préavis.

Cependant, ils réaffirment leur attachement à l’unité du secteur privé, au dialogue, à la concertation et au partenariat légendaire entre les faitières et les pouvoirs publics pour résoudre toutes les préoccupations du secteur et préserver les acquis.

Ainsi, le Cagcdm et le Synacodem invitent leurs militants et sympathisants à vaguer normalement à leurs affaires pour préserver la sérénité et la quiétude des populations en ce moment précis où le pays traverse des passes difficiles de son histoire.

Des badauds à l’affut

Les responsables de ces deux faitières soutiennent que les initiateurs ne sont que des acteurs de quelques marchés de Bamako. Et qu’ils n’ont aucune légitimité à engager tous les détaillants du Mali dans un combat à l’issue incertaine.

Selon eux, les meneurs de cette grève sont des individus qui siégeaient dans une fameuse commission logée à la Chambre de Commerce et d’Industrie appelée (commission visa). La commission avait pour objet de faciliter l’accès des commerçants au visa chinois. Pour cela, ils percevaient une petite indemnité de représentation. C’est la dissolution de la commission qui les aurait poussés à se dresser contre les pouvoirs publics.

Les syndicalistes pensent que ces gens ne défendent que leurs propres intérêts et veulent embarquer toute la profession dans leur combat.

Toutefois, les responsables syndicaux reconnaissent que certaines revendications des grévistes sont certes légitimes et avérés mais la démarche des acteurs ne l’est point. Pour eux, c’est aux faitières de porter le message de la base. Mais lorsque des individus essaient de faire cavalier seul en tentant d’embarquer la profession, cela ressort du cadre raisonnable.

A suivre.

Hamadoun KARA

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